Le droit à la déconnexion depuis Janvier 2017

Comme nous l’avons vu dans nos précédents articles, le bien-être en entreprise est devenu un enjeu majeur dans la performance économique globale, et le  “stress lié à cette hyperconnexion” ne fait que s’amplifier avec l’explosion des nouvelles technologies. Cette dernière a bouleversé notre manière d’utiliser internet, parfois excessive, et sans vraiment de frontières distinctes entre vie privée et vie professionnelle.

Le droit à la déconnexion découle de ce constat. La notion de droit à la déconnexion est apparue, afin de pallier à cette hyperconnexion, à l’infobésité, et ainsi permettre à chaque salarié de contrôler son accès à l’information, et de bien séparer vie personnelle et vie professionnelle, en s’offrant des moments de déconnection. Cette réglementation aura un impact certain sur le mal être des salariés, à savoir les problèmes de sommeil, de stress, de burnout … Le besoin des salariés semble réel, alors que selon une étude de l’IFOP de 2016, 62% des cadres supérieurs se déclarent dépendants de leurs smartphones et plus de 70% des cadres jugent que la connexion permanente accroît leur charge de travail.

Ce droit à la déconnexion a été inscrit dans le code du travail (article L.2242-8, 7°), suite à l’adoption de la loi n°2016-1088 du 8 août 2016 (article 55) relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels. Cette loi est applicable depuis le 1er Janvier 2017.

Des start-up surfent sur cette nouvelle réglementation

INTO THE TRIBE

Vincent Dupin, créé une première agence de voyage de “Digital Detox” en Europe et propose aux entreprises des séminaires digital detox, sous forme de team building, afin de resserrer les liens entre les membres d’une entreprise et de faire face aux problèmes liés à l’hyperconnexion. Au début du séjour une application est installée qui bloque les fonctionnalités du smartphone, sauf les appels.

Into The tribe propose également des formations spécialisées en entreprise qui vont permettre aux collaborateurs de mettre en place des usages numériques plus équilibrés afin de combattre la dépendance et le stress liés à l’hyperconnexion  …

Plus d’infos sur : https://www.intothetribe.com

CALLDOOR

Edouard Mongrand, directeur et cofondateur de la start-up ED2 qui a créé Calldoor, fait ce constat : pas de limite de connexion; répondre à un mail à 23h00, les français ont cette tendance à travailler tard le soir, voire le week-end et ont du mal à s’arrêter de travailler de manière naturelle. Nous avons ce besoin en France de montrer que nous sommes de bons salariés, pouvant travailler tard et même les jours de congés. Néanmoins, cette méthode s’avère, au final, assez contre-productive, puisque inefficace dans la majeure partie des cas.

L’application Calldoor une fois installée, sur le smartphone professionnel des collaborateurs, va permettre à l’entreprise de sensibiliser ses salariés sur les usages souhaités des outils digitaux. Une sorte d’éducation numérique par l’entreprise. Les fonctionnalités restent modulable en fonction des salariés.
Plus d’infos sur : https://www.calldoor.net/

TIMYO

La startup qui veut réduire le stress de l’email.
Pour Fabrice Dumans, dirigeant de Timyo, l’approche est de sortir du “Tout est urgent”. En moyenne, un cadre reçoit 120 mails par jour, et 59% des salariés les traitent aussi tôt. Timyo propose une application qui repose sur la responsabilisation de l’expéditeur. Celui-ci prévient, au moment de l’envoi du mail, le degré d’urgence et la date limite de la réponse attendue. Ce qui permet à chaque salarié de traiter ou non le mail en fonction de son caractère plus ou moins urgent, et ainsi lui permettre de mieux organiser son temps et d’être plus efficace et mieux concentré.

Plus d’infos sur : https://www.timyo.com/

 

Dans un prochain article je parlerai de ces nouvelles applications qui contribuent au bien-être en entreprise ….

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